1st Class Witch

July 2018

 

Selfportraits

 

Nikon D4s, 24-70 mm.

 

« Where there’s fear, there is power. »

 

Starhawk, « Dreaming the Dark », 2012.

 

I do not want to manage my anger.

It burns like hell, every day fuelled by men and the crimes they commit. Freud’s frauds keep telling me I‘ll eventually be consumed by anger. But these are only flames from the pyres wich have consumed women through centuries. Men lit those pyres because women knew better, or more. Because they wanted to live without men and without God. 

The one and only, almighty and all-knowing male God they’ve chosen so. Now every man can act like God, or act in the name of God. Neither women nor children can.

How to stop men from controlling every single human, animal, vegetal or mineral on earth? I won’t live long enough to see the solution nor the revolution. 

But stop telling me to handle my anger. I won’t be the good feminist, tone policing her speech to please men. Anger management is a privilege women never had. 

 

Je ne veux pas gérer ma colère. 

Elle brûle comme un feu, attisé jour après jour par les innombrables frasques perpétrées par les hommes. Une croyance populaire héritée de la psychanalyse de comptoir dit qu’elle finira par me ronger, cette colère. Les seules flammes qui, dans l’histoire, ont rongé les femmes, sont celles des bûchers que les hommes ont allumés car elles savaient mieux, elles savaient trop, elles voulaient faire sans eux, et sans leur Dieu. 

Ce Créateur qu’ils ont choisi de croire unique, masculin, tout puissant et omniscient. A l’image de l’Homme, tout du moins comme l’homme aime se penser. Certainement pas à l’image de la Femme, cis ou trans, blanche ou racisée, queer ou straight, valide ou non. Ni même de l’Enfant. 

Comment faire pour que les hommes cessent de dominer absolument tout ce qui les entoure d’animal humain ou non, de végétal ou de minéral? Je ne vivrai pas assez longtemps pour voir le quelconque résultat d’un début d’ébauche de solution. Je ne verrai pas la révolution. 

Mais ne me dites plus de gérer ma colère, ne me demandez pas d’être la féministe qu’on supporte. Celle qui parle peu. Celle qui parle bas. Gérer sa colère est un privilège que nous n’avons pas.